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Selon que vous voyagerez dans telle ou telle partie du globe, selon que vous rencontrerez telle ou telle culture, vous entendrez des histoires qui semblent aujourd’hui plus farfelues les unes que les autres. Pourtant, ces histoires ont toujours accompagné les hommes, les rassurant, leur donnant une explication quelque peu plausible, tout du moins acceptable pour accepter une origine et ainsi se tourner vers l’avenir. 

Voyons deux exemples :​

L’Egypte

Il y avait à l’origine un grand océan primordial, le Noun, infinie masse d’eaux fertiles préexistante depuis toujours. Prenant conscience de son existence, le dieu créateur sort de cette eau et cherche une terre où s’établir. On le décrit comme celui qui s’est mis au monde lui-même. Il a ainsi créé le principe de la vie. 

Pour les Egyptiens, le soleil est la principale source d’énergie vitale. Donc le créateur est un dieu solaire. On le nomme Rê ou Atoum (dans le nouvel empire, les dieux Amon et Ptah sont aussi considérés comme créateurs et solaires). Une fois engendré, le créateur se sentit seul, obligé de sortir de lui-même les substances dont seraient issus les autres êtres. Le dieu anthropomorphe pouvait faire germer sa semence dans sa main ou dans sa bouche : “Il a fait la totalité lorsqu’il s’accoupla avec son poing en jouissance.”

Il pouvait aussi utiliser la sueur, les larmes, son souffle pour créer. La sueur et la salive, substances nobles pour créer, engendraient les dieux. Les larmes, elles, ont produit l’humanité. ​

La Mésopotamie

Les dieux du pays de Sumer sont Am, le ciel ; Enlil, le souffle ; et Enki, le seigneur des eaux souterraines. À Babylone, qui recueille l’héritage de Sumer, ces trois dieux sont vénérés pour leurs qualités démiurgiques, mais Mardouk, le dieu de Babylone, leur succède, réunissant en lui les traits de chacun.

Enlil et Enki et plus tard Mardouk sont perçus comme des créateurs. Enlil et Enki sont indissociables de l’élément dont ils sont l’expression, l’air et l’eau, des éléments fluide et liquide qui induisent un dieu capable d’apporter le mouvement et donc la vie. 

Le vrai commencement du monde s’identifie à l’acte qui transforme la matière primordiale en cosmos…​

Voici comment on pouvait imaginer le début du monde à l’époque. Les Grecs avaient une autre histoire, les Scandinaves aussi, puis ce fut le tour des religions monothéistes de donner une explication à cette existence, et enfin la science. 

Les théories ne manquent pas, dans un domaine comme dans l’autre. Pour ma part, je trouve aussi extravagante la version biblique que la version grecque ou la version scientifique, qui je le rappelle affirme que la matière et la lumière sont apparues du néant, comme ça, à un moment T=0 que les recherches ne permettront jamais d’atteindre. Aussi, les scientifiques y vont maintenant de leurs théories qui, finalement, sont leur légendes contemporaines à eux : il y aurait plusieurs univers ; il y aurait des cordes qui résonnent un peu partout dans l’univers, les mathématiques seraient à l’origine de tout…​

Vous, vous avez une histoire à raconter ?…​